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23 ans après la sortie du jeu original et cinq ans après son annonce officielle, Final Fantasy 7 Remake est enfin disponible sur PS4 depuis le vendredi 10 avril. Plus qu’un simple lifting visuel, cette version offre une nouvelle jeunesse à l’un des piliers de l’histoire vidéoludique.

Final Fantasy 7 Remake - © Facebook

Quand on demande aux joueurs qu’elle est leurs séries de jeux vidéo préférées, un nom revient dans toutes les bouches : Final Fantasy. Et pour cause, derrière ce nom se cache pas moins d’une cinquantaine de jeux pour 135 millions d’unités vendues en 30 ans (entre 1987, date de sortie du premier opus, et 2017). Il n’est donc pas rare de voir les fans se disputer pour décider quel est le meilleur Final Fantasy. Même s’il s’agit avant tout de préférences personnelles, il y a bien un opus qui arrive à sortir du lot et à faire l’unanimité, le fameux Final Fantasy 7 (FF7 pour les intimes).

Aux origines

1997. Si le studio Squaresoft (Futur Square Enix) a réussi à faire adopter Final Fantasy aux publics américain et asiatique. En Europe, c’est un peu moins facile pour un public qui n’a connu qu’un seul opus sorti quatre ans plus tôt, courant 1993. Une patience récompensée par l’arrivée dans nos contrées du fameux FF7, sur la jeune Playstation de Sony. Succès critique et commercial retentissant. Les raisons ? Des graphismes, tout en 3D, sublimés par la puissance de la machine de Sony, des cinématiques d’un réalisme fou (pour l’époque), un scénario digne d’une production cinématographique, des musiques enchanteresses et surtout : un univers. Un univers mystérieux, futuriste, industriel, tantôt onirique, tantôt cauchemardesque, dans lequel évolue des personnage au charisme devenu légendaire : le taciturne Cloud, la farouche Tifa, l’énigmatique Aerith ou encore le tonitruant Barret

La patience paie

Grâce à une stratégie marketing centrée sur un film, des produits dérivés, des suites et des préquelles, Square Enix assure à FF7 une notoriété constante, bien des années après sa sortie. Mais malgré la qualité des graphismes, le jeu commence au fil des ans, à accuser le coup de la vieillesse technologique. Si tous gardent un souvenir immaculé de leur première expérience avec le jeu, beaucoup rêvent en secret de voir une réadaptation du titre sur les consoles modernes. Un rêve qui restera malheureusement à l’état de chimère, jusqu’à un certain été 2015. Nous sommes à Los Angeles, pendant la 21e édition de l’Electronic Entertainment Expo (l’E3, le plus grand salon mondial professionnel du jeu vidéo). Dans la dernière partie de sa conférence, Sony sort le grand jeu et diffuse un trailer de deux minutes. Un univers futuriste, une ville industrielle, un thème bien connu, les personnages de Barret et de Cloud de dos et surtout un mot, « REMAKE ». Il n’en faudra guère plus à un public, déjà surexcité, pour entrer en transe.

Tout beau tout neuf

Car c’est bien là le point le plus essentiel du jeu. Il ne s’agit pas d’une simple mise à jour du jeu d’origine avec un filtre HD, mais bien d’une refonte totale de son architecture. Les combats d’abord. Le système de barres Active Time Battle (barres d’action qui se remplissent à mesure que le combat avance.) s’offre un second souffle. Les affrontements gagnent en fluidité et en nervosité, sans pour autant perdre de leurs aspects stratégiques. Le rôle des personnages est mieux défini, il devient donc plus simple de concevoir des tactiques efficaces.

Pour ce qui est des personnages, un effort tout particulier à été fait sur les dialogues et en particulier sur les dialogues « secondaires ». Les relations et les backgrounds de Cloud et ses amis s’étoffent. Cumulés aux détails visuels sur les visages, ils deviennent plus humain que jamais, renforçant un sentiment de proximité déjà très présent, entre eux et le joueur.

Enfin, c’est bien la ville de Midgar qui reçoit le plus d’attention. Immense, gargantuesque, organique et fourmillante de vie, elle n’aura jamais été aussi belle et menaçante. Plus qu’un simple labyrinthe urbain, elle confirme son rôle de 5e personnage principale.

La ville de Midgar dans toute son orgueil - Square Enix - © Facebook

Et c'est pas fini...

Pour la suite de l’histoire… Il va falloir se montrer patient. FF7 Remake ne comprend pas le jeu original entier ! À la manière d’un opéra, cet opus ne sert que de premier acte à un projet beaucoup plus grand. On devine que le reste du jeu arrivera dans un futur plus ou moins proche. Un format épisodique justifié par l’éclat légendaire du jeu ou par pure facilité économique ? Une chose est sûre, Cloud et ses amis n’ont pas encore fini de faire parler d’eux !

Pour avoir une petite idée des changements apportés entre les deux versions :

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Théo Lestra

Rédacteur

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