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Vivants dans les forêts de l’Indonésie, aux Philippines, les colugos sont restés pendant longtemps une énigme pour les scientifiques. Etait-ce une chauve-souris ? Un lémurien ? En réalité, ni l’un ni l’autre !

Colugo © Shutterstock.com

De la taille d’un chat, les galéopithèques, ou colugos, sont originaires d’Asie du Sud-Est. Ils vivent dans les arbres des forêts tropicales, où ils se nourrissent de feuilles, de fruits et de sève. Leurs gros yeux ronds leurs permettent de se repérer aisément dans la nuit, et de définir avec précision leurs lieux d’atterrissage. Oui, vous avez bien lu !

Le vol dans la peau

Car de tous les animaux planneurs, le colugo est le plus efficace : il peut parcourir plus de 100m en un seul bond. Une prouesse permise par sa membrane de peau, appelée patagium, qui couvre chaque espace entre ses membres, des orteils jusqu’au cou ! Mais ce n’est pas la seule utilité de cette impressionnante toile de peau. Lorsque la femelle porte un petit sur son ventre, le patagium se replie, lui offrant un lit douillet. Il fait également office de hamac lorsque l’animal se suspend la tête en bas !

Colugo en vol © Pinterest.com
Colugo en vol © Pinterest.com

Mi-singe, mi-chauve-souris (et re mi-singe derrière)

Vous avez dit chauve-souris ? Détrompez-vous ! Si la ressemblance a, pendant des années, fait douter les scientifiques, la parenté avec les primates était elle aussi envisagée. Et c’est cette dernière hypothèse qui a été confirmée par une analyse de l’ADN de l’animal en 2007. Les colugos sont donc plus proches du singe, que de la chauve-souris, et forment à eux seuls une famille à part entière : les dermoptères, signifiant littéralement « aile de peau ».

Colugo © Shutterstock.com
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Rédacteur environnement

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