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Depuis 2015, les études sur les bienfaits de la nature se multiplient. Elles montrent un fort impact des plantes sur notre santé physique et morale. Pour se mettre au vert, les citadins, particulièrement peu exposés aux végétaux, peuvent opter pour des plantes d’intérieur.

©Piqsel

Cela ne vous aura sûrement pas échappé : nous vivons dans une société urbanisée. Alors que près de 80 % des Français habitent en ville, il est parfois difficile de s’entourer de végétaux. Pourtant, ses vertus sont nombreuses. Jennifer Grimard, psychologue à Vichy (Auvergne), en est convaincue : « J’ai constaté que les gens étaient plus apaisés, et plus conciliants avec les autres. Dans un environnement de travail, les plantes rendent les gens plus coopératifs ». Une plus grande sérénité et un moral au beau fixe qui s’expliquent simplement. « La nature rappelle les origines. Aujourd’hui, on est dans un monde où on est stimulés de toute part, alors se retrouver dans un environnement calme et naturel, c’est une manière de se ressourcer ».

Pour les plus dubitatifs, les bienfaits des plantes vont au-delà de la santé psychique. Notre santé physique est aussi grandement impactée par une exposition régulière et prolongée à la végétation. Rassurez-vous, pas besoin de déménager au fin fond de la forêt, quelques ficus et autres plantes en pot suffisent. Un article publié en mars 2018 par l’US National Library of Medicine synthétise plusieurs études menées sur le sujet depuis 2015. Leurs résultats démontrent, entre autres, qu’un nouveau-né sera en meilleure santé si sa mère a été exposée à des plantes pendant la grossesse. Eloïse Brosset, doctorante en santé publique à Clermont-Ferrand, remarque aussi une nette amélioration de la qualité de l’air : « Grâce à la photosynthèse, les plantes vertes agissent comme un filtre à air. En plus de relâcher de l’oxygène, elles sont aussi capables de détoxifier l’air et les sols. A Tchernobyl par exemple, les plantes se sont énormément développées et sont en train d’assainir toute la zone ». Un exploit qui n’empêche pas la prudence : « Il est dangereux d’avoir trop de plantes dans une chambre : la nuit, la photosynthèse s’arrête alors les plantes utilisent l’oxygène de l’air au lieu de le créer. Si l’air est trop pauvre en oxygène, il peut représenter un vrai risque pour les occupants ». Mais pas d’inquiétude, lors d’un cycle de 24 heures, les plantes produisent plus d’oxygène qu’elles n’en consomment. De plus, au cours de la nuit, votre ficus rejettera bien moins de CO2 que Médor qui ronfle au pied du lit ou que votre conjoint qui ronfle sur l’oreiller voisin.

Les plantes sont des êtres vivants. En prendre soin reste une occupation méditative et gratifiante. Si adopter un chien est une trop grande responsabilité, privilégiez la compagnie d’une plante d’intérieur. Jennifer Grimard précise : « Pour ceux qui n’ont vraiment pas la main verte, des simples images de plantes suffisent à se sentir mieux ». Regarder les clips d’Avi Kaplan, c’est bon pour la santé, CQFD.

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