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Parmi les nombreux mystères du monde animal, il en est un qui est un lointain cousin de l’Homme : l’hapalémur doré. Ce primate de la famille des lémuriens est, en effet, capable de supporter une dose de cyanure 20 fois supérieure à l’Homme.

© Phetora - Pinterest

Parmi l’incroyable biodiversité de l’île de Madagascar, se distingue un groupe de mammifères bien spécifique : les lémurs. Le plus connu de ces primates est le Maki Catta, célèbre pour sa danse nuptiale et son apparition dans des dessins animés.

Roi Julian tiré de la série : L'élu des lémurs © Netflix
Roi Julian tiré de la série : L'élu des lémurs © Netflix

Cette famille, composée d’une soixantaine d’espèces, cache bien des surprises. Parmi elles, une espèce nommée hapalémur doré (Hapalemur aureus), découverte en 1987. D’une taille moyenne de 80 cm, et d’un poids d’environ 1,5 kg, le petit lémurien est capable de survivre à une dose de cyanure 20 fois supérieure à celle supportée par l’Homme.

Un régime toxique

Si la raison de cette résistance reste mystérieuse, son origine, elle, est bien connue. Sur l’île, la concurrence alimentaire est importante entre les trois espèces d’hapalémurs, dont l’alimentation est composée essentiellement de bambou. Pourtant, l’hapalémur doré n’est en rivalité avec aucun de ses congénères. Pourquoi ? Parce qu’il se nourrit presque exclusivement d’une plante très toxique, le Cephalostachyum viguieri ou bambou géant. La forte concentration en cyanure de la plante empêche les autres espèces de lémurs de s’en nourrir ; l’hapalémur doré est donc le seul à profiter de ces pousses

Hapalémur doré © Voyager en photo - Pinterest
Hapalémur doré © Voyager en photo - Pinterest

Une hypothèse non-confirmée

En 2003, une étude est menée sur le terrain par des scientifiques. Leur but est de comprendre comment le petit lémurien parvient à survivre à cette dose mortelle. Un comportement a notamment attiré l’attention des scientifiques : l’animal descend de temps à autre au sol pour ingérer de la terre. Alors enquête résolue ? Toujours pas. Les analyses des échantillons de terre n’ont révélé aucune propriété d’absorption des toxines. Le mystère de l’hapalémur doré reste donc entier.

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Quentin Zinzius

Rédacteur environnement

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