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“Depuis petit, très petit, je voulais faire de la guitare. Et quand j’ai découvert le rap au collège, j’ai commencé à écrire.” Charly Blanc, alias Kesmo, travaille sur son premier projet solo, prévu pour septembre : un disque d’une dizaine de musiques. Membre d’un groupe de métal, et ancien membre de Home-Run, un groupe de rap, le rappeur de la région stéphanoise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Kesmo au micro

Raconte-nous un peu ton histoire avec la musique.

La musique,  j’ai commencé il y a un moment : au collège, vers les années 2012. J’ai d’abord fait de la guitare. Après, vers mes 15 ans, j’ai commencé le rap pour m’amuser avec des copains. Au lycée, j’ai rencontré plein de monde qui faisait du rap ou de la musique, donc on a créé des liens. Ensuite, je suis partie en BTS à Saint-Etienne, j’ai rencontré plein de rappeurs sur Saint-Etienne, Natas, Lyrikrow… Avec un pote, Selka, on avait sorti un petit EP, fait maison dans sa chambre, et ça nous a bien plu. Avec mon producteur actuel qui fait tous mes instrumentals, Arthur Epinat, alias @2zef_prod, on a décidé de monter un groupe ensemble avec un autre ami sur Lyon : Home-Run. Pendant un an, on a fait des répétitions et des concerts. Mais aucun disque physique n’est sorti. Puis, j’ai intégré le groupe de métal Martine et j’ai attaqué mon projet solo.

Qu’est-ce qui t’inspire et te plaît le plus dans la musique ?

Comme inspiration, j’utilise ma vie personnelle. En général, c’est assez ressemblant. Mais, avec Kesmo, je me permets de me détacher de moi-même et d’aborder d’autres sujets. L’idée c’est de créer un personnage qui se différencie plus ou moins de moi.

J’aime beaucoup les concerts. Au début j’étais très stressé. Mais plus ça va, mieux c’est. Surtout depuis que j’ai joué avec un groupe, avoir des musiciens derrière, ça a été le déclic. Sinon, c’est l’écriture. Je passe beaucoup de temps sur mes textes.

Je n’ai pas pris de cours de chant, jusqu’à ce que je rentre dans le groupe de métal et que pendant un an tous les mardis, je n’arrivais plus à parler. J’ai pris des cours d’orthophonie musical. C’est pour ne pas casser ma voix.

Comment se fait un morceau signé Kesmo ?

Je vais d’abord sur youtube pour trouver un beat rap classique. J’écris mon morceau dessus, ou alors une partie et j’enregistre ma maquette dans ma chambre. J’envoie le morceau a cappella à Arthur, mon coloc et producteur, puis l’instrumental à part, puis les deux ensemble. Ensuite, il va refaire l’instrumental à sa manière. Donc à la fin, ça n’a plus rien à voir. Puis, on passe au studio dans sa chambre, on enregistre le tout. Pour le moment c’est tout en indépendant, alors on a le studio dans la chambre. Comme pour les clips, on fait tout nous-même. On vient de monter une petite équipe de débutants avec une réalisatrice. Les tournages doivent commencer en Septembre.

Quel est le morceau de Kesmo qu’on doit écouter pour te découvrir ?

Pour le moment, quand je fais écouter, mon morceau le plus travaillé c’est “carré de vie”. Il n’est pas encore sorti. Le titre n’est même pas sûr. Mais c’est le premier titre qu’on a enregistré, c’est celui qui ressemble le plus à sa version définitive. Tout le reste est en travail. Je ne fais pas écouter ces morceaux parce qu’à la fin il ne ressemble plus du tout à ce qu’ils étaient au départ. Avec le groupe de Martine, on a trois morceaux sur youtube qu’on fait écouter.

On voit beaucoup d’artistes émergés dans le coin, entre An’Om, Dan Wang, Gat&Rim, est-ce que la région stéphanoise est une source de création ?

Carrément ! Au début, je ne m’attendais pas à ça ! C’est un pote qui nous a mis en relation avec tous les gars de saint-etienne. On a été introduit dans un groupe qui s’appelle « connexion S-E », et c’est là qu’on a vu le monde qu’il y avait et qu’on a pu se rencontrer. C’était il y a deux-trois ans. Maintenant, on a du mal à se voir en vue des emplois du temps de chacun, mais on ne loupe pas une occasion de se soutenir. Il y a une relation très bienveillante entre nous.

Kesmo sur scène

Tu as fait quoi pendant le confinement ?

J’en ai profité pour continuer la musique. Juste avant le confinement, je me suis acheté un petit micro pour faire mes maquettes dans ma chambre. Deux semaines après on était confinés, donc j’ai pu enregistrer toutes les maquettes pour mon projet. En tout, une dizaine de musiques, plus des singles qui devraient sortir avant. Le confinement, j’ai bien poncé. Malgré des grosses pages blanches qui pouvaient arriver, j’ai mis à profit ce temps. D’ailleurs, après le confinement, j’avais tant écrit, que j’ai dû prendre une petite pause parce que je n’avais plus du tout d’inspiration. Là, je m’y remets pour finir deux ou trois morceaux. En ce moment, je fais le montage d’un freestyle qu’on a fait avec Kurdenn par exemple. Il devrait sortir d’ici un mois. À suivre sur les réseaux sociaux.

Et aujourd’hui, tu en es où ?

Je travaille à Burger King en ce moment, à Lyon. Au début, je travaillais à Montbrison, mais je devais faire des allers-retours à Lyon pour Home-Run. Donc j’ai décidé de tout plaquer, et aller à Lyon. Maintenant, Home-Run c’est fini, on a d’autres projets. Bon, maintenant, je fais des allers-retours sur Montbrison pour les répétitions avec Martine. Mais ça reste plus pratique pour moi. Je continue de bosser sur le projet à côté, en espérant qu’il sera prêt pour septembre.

La Playlist de Kesmo

Luv Resval _ Smith et Wesson

Caballero & JeanJass _  Chargeur feat. Lefa

Népal_ rien d’spécial 

Nekfeu _ Sous les nuages

DNA _ Kendrick Lamar

Mac Miller _ Small Wolrd

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Rédactrice multimédia

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