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Après quatre ans à établir leurs carrières solos respectives, le collectif d’Atlanta, Spillage Village, revient avec un nouvel album : Spilligion. Ici, plus question de se fermer des portes, les membres du collectif ont décidé de placer toutes leurs influences.

Dans une petite communauté, il faut des profils bien différents, pour partager efficacement les tâches et devenir efficace. C’est le même fonctionnement pour le collectif américain Spillage Village. Rappeurs, chanteurs, producteurs, tous les talents sont réuni pour faire de la musique, aussi diversifiée que possible. Fondé par le groupe EarthGang en 2010, Spillage Village était initialement composé de cinq membres seulement, avant de s’agrandir par la suite. Au fil des années, le collectif s’est réunis à plusieurs reprises, entre 2014 et 2016, afin de publier une trilogie : Bears Like This, Bears Like This Too et Bears Like This Too Much. Ces trois projets montraient déjà leur complémentarité et leur aisance à composer ensemble. Si chacun a, depuis, fait son chemin de son côté, le collectif a décidé d’enfin se réunir cette année pour sortir un nouveau projet : Spilligion

Tout genre confondu

À la toute première écoute de cet album, impossible de ne pas se demander “jusqu’où iront ils ?”. Alors que les projets précédents pouvaient se ressembler, les artistes ont ici décidé de se lâcher totalement et de faire tomber toutes les barrières possibles. Soul, funk, rap, R’n’B, jazz, plus les minutes passent, plus les genres se combinent et se confondent. Malgré tout, une osmose générale ressort du projet. La multiplicité de styles ne dessine pas un brouillon, au contraire, l’oeuvre teintée de différentes couleurs. L’enregistrement de Spilligion s’est fait pendant le confinement. La quasi-totalité du collectif était réunie pour le disque et cette union a dû favoriser à créer cette symbiose. Ils ont pu alors ressortir une atmosphère et une énergie totalement naturelle et spontanée.

Toute influence comprise

Si le disque est aussi riche en terme de genres musicaux, c’est dû notamment à la pluralité de profils des artistes. C’est aussi, et surtout dû à leurs multiples influences. Des influences qui prennent place dans l’album, d’abord sous forme de mélodies, d’instruments choisis, de façon de poser la voix, mais aussi directement par des références. Le collectif mélange ses propres compositions à celles de grands artistes passés. Ainsi on retrouve par exemple le refrain d’Hit The Road Jack et la mélodie de I Got A Woman de Ray Charles sur Judas. Ces clins d’oeils sont si bien amenés qu’ils paraissent faire partie intégrante des morceaux, comme si les producteurs de Spillage Village les avaient imaginés seuls. Spilligion se place alors à la frontière des époques et des genres, avec comme seul mot d’ordre la musique.

Il aura fallu attendre quatre ans et une pandémie pour que le Spillage VIllage se réunisse enfin. Le résultat est explosif, Spilligion est spontané, authentique, inattendu.

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