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Aux élections municipales de 2014, 45 % des jeunes inscrits de 18 à 25 ans se sont abstenus de voter. Pour réconcilier jeunesse et politique, Agathe Reneleau a rejoint, au pôle presse, le parti Allons Enfants, qui ne comprend que des membres de moins de 30 ans. Cette étudiante en communication, à Bordeaux, nous révèle pourquoi elle s’est engagée.

© Agathe Reneleau

Quelle est ta définition de la politique ?

Pour moi la politique, c’est savoir gérer un pays ou un territoire que ce soit pour les régions ou les départements. C’est aussi savoir répondre aux questions et aux problématiques de chacun afin que tout le monde puisse vivre le plus correctement possible. Sans elle, tout serait un peu plus fouillis.

Pourquoi t’es-tu engagée dans un parti ?

J’avais envie d’agir pour la jeunesse que je trouve sous-représentée. Je voulais aussi représenter des idées que j’ai retrouvé chez Allons Enfants. C’est le but principal de ce parti : prôner la jeunesse, essayer qu’elle ait un impact plus fort dans la vie politique aujourd’hui. À tout ça, on associe les termes écologie, inclusion, innovation… des choses très liées à la jeunesse d’aujourd’hui. Je ne pense pas que je le ferais avec un autre parti, parce que c’est quelque chose très proche des jeunes et de ce que j’ai envie.

“ Pour ma part, changer les choses, c’est un peu compliqué mais se faire entendre, c’est déjà un bon début. ” Agathe Reneleau

Pourquoi il y a une certaine distance entre les jeunes et la politique ?

La formation à la vie citoyenne et politique n’est pas assez éduquée dans les écoles et on n’en parle pas assez. Dans les programmes scolaires, il n’y a que quelques heures d’éducation civique. Ce n’est pas assez. Il y a aussi cette distance, car les jeunes s’y intéressent beaucoup moins.

Est-ce que ça a un rapport avec l’âge des politiques ?

Oui, on le montre souvent chez Allons Enfants. On a sorti des chiffres qui montraient que la politique était gérée en majorité par des quarantenaires ou cinquantenaires. Pour faire de la politique, il faudrait avoir du vécu et un statut un peu plus âgé pour émettre ses idées. C’est absolument faux. Tout le monde a des idées et tout le monde peut les représenter.

La parité est un second problème. Il y a beaucoup moins de femmes en politique. Certes, leur nombre commence à monter, mais c’est encore en majorité des hommes.

Qu’est-ce que représentent ces élections municipales pour ce jeune parti, fondé en 2014 ?

Depuis qu’Allons Enfants a été créé, il y a 6 ans, on a vraiment passé un cycle. C’est la première fois que l’on se présente aux mêmes élections : les municipales. Nous sommes passés d’une simple ville, Saint-Cloud au territoire national. On commence à nous connaitre du fait que notre présidente, Michel Athénaïs, était la tête de liste pour Anne Hidalgo dans le 8ème arrondissement de Paris. Cela va nous lancer pour les départementales, on y pense déjà. Ce sera une belle preuve que le parti avance et agrandit. 

© Capture d'écran partiallonsenfants.org Le réseau du parti Allons Enfants s’est implanté dans de nombreuses villes françaises.

Envisage-tu de devenir candidate un jour ?

Pour l’instant, cela reste encore un peu flou car j’ai des projets universitaires à mettre en place. Lorsque j’aurais le temps libre et l’esprit assez fort pour ça, je ne serai absolument pas contre. Ça me ferait plaisir de représenter Bordeaux ou une autre ville proche de chez moi. Je ne ferai peut-être pas carrière dedans, on peut être politique et avoir une vie à côté. Si je veux devenir communicante, je pourrais l’être en plus de travailler en politique.

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