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Après l’interdiction d’utiliser des animaux sauvages dans les cirques en janvier 2020, le gouvernement britannique a adopté le 6 avril 2020 la « Lucy’s Law », interdisant la vente de chiens et de chats en animalerie. Un long cheminement pour le bien-être animal, que peine à faire l’Hexagone.

© Fredrik Öhlander - Unsplash

S’il fait un temps de chien chez nos voisins anglais, il y est tout de même devenu plus agréable pour nos compagnons d’y avoir leur niche. En effet, la Grande-Bretagne a adopté, le 6 avril, une loi qui durcit drastiquement la réglementation sur le commerce d’animaux de compagnie.

Nommée « Lucy’s Law », cette loi fait référence à Lucy, une chienne sauvée d’un élevage industriel, où les conditions de vie des animaux sont déplorables. Séparés de leurs mères dès le plus jeune âge, enfermés en cage sans soins ni affection, ces animaux étaient jusqu’alors vendus en animalerie par le biais d’intermédiaires peu scrupuleux. Désormais, les Britanniques souhaitant acheter un animal de compagnie devront se rendre directement chez un éleveur reconnu par l’autorité publique, ou dans un refuge pour animaux abandonnés. Les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes, et à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans. Il s’agit de la seconde grande législation mise en place au Royaume-Uni cette année en faveur du bien-être animal, après l’interdiction d’utiliser des animaux sauvages dans les cirques.

A l’origine de la campagne #LucysLaw, l’histoire de Lucy, une chienne rescapée d’un élevage-usine © Lucy The Rescue Cavalier - Facebook
A l’origine de la campagne #LucysLaw, l’histoire de Lucy, une chienne rescapée d’un élevage-usine © Lucy The Rescue Cavalier - Facebook

En France en revanche, on tombe sur un os. Le dernier sondage réalisé par l’IFOP pour l’association 30 millions d’amis indique que 57 % des Français sont contre la vente d’animaux en animalerie. Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, y reste lui plutôt attaché.

« Les animaux, il faut les acheter chez des professionnels. C’est absolument normal ».

Une situation que déplorent les associations pour le bien-être animal, à l’heure où on peut acheter un chien en vitrine, au même titre qu’une glace dans un magasin.

« Derrière les vitrines des animaleries se cache la sordide réalité des élevages »

Christophe Marie, Porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

Rappelons que chaque année en France, ce sont 100 000 animaux de compagnie qui sont abandonnés, dont 60 000 sur la période estivale.

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Quentin Zinzius

Rédacteur environnement

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