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Coeur qui s’accélère, respiration difficile, sueurs, larmes et tremblements… Quand un proche fait une crise d’angoisse, on se retrouve souvent impuissant. Que pouvons-nous faire ?

© Fernando Cferdo - Unsplash

Comprendre

Une crise d’angoisse est une décharge d’adrénaline. L’adrénaline peut nous sauver la vie. Quand nous sommes en danger, c’est ce qui nous permet de fuir, de nous battre, de réagir plus vite. Parfois, la sensation est agréable, lors de la pratique de sports extrêmes par exemple. Mais, lors d’une crise d’angoisse, l’adrénaline nous handicape. Le cerveau panique, et en produit alors que nous ne sommes pas physiquement en danger. Le corps ne sait pas comment évacuer cet excès d’énergie, d’où les tremblements et l’accélération du cœur. Une crise d’angoisse est un mini-traumatisme pour notre corps. Un cercle vicieux se crée : une crise d’angoisse peut survenir avec l’angoisse de faire une crise d’angoisse. Mais que faire alors ?

Accompagner

Il suffit parfois d’être là. Chaque personne est différente. Certains aiment avoir un contact physique pendant une crise d’angoisse : une tape sur l’épaule, une main à serrer. D’autres préfèrent maintenir une distance. N’oubliez pas qu’une crise d’angoisse donne à la personne le sentiment d’étouffer. Il est important de communiquer avec votre proche pour savoir ce qui peut la soulager.

La première technique pour calmer votre proche est de lui demander de caler sa respiration sur la vôtre. Puis, enchaînez avec ce qu’on appelle « la respiration carrée ». Inspirez par le nez en comptant jusqu’à quatre. Bloquez la respiration encore jusqu’à 4. Soufflez par le nez sur quatre temps. Et bloquez à nouveau. Cette technique permet de calmer le rythme cardiaque.

Le souffle est très important pour calmer une crise d’angoisse. Si la méthode du dessus ne marche pas. Inspirez par le nez en comptant jusqu’à 4, et expirez par la bouche en comptant jusqu’à 8. Il faut travailler le souffle plusieurs minutes pour que la crise se calme.

La méthode de la contextualisation

Enfin, vous pouvez aussi faire un exercice de recontextualisation. Une crise d’angoisse, contrairement à une crise de panique n’a pas de cause directe due à l’environnement. Il s’agit plus d’une perte de contact avec le réel. L’exercice permet à votre proche d’arrêter l’enchaînement de ses pensées et revenir avec vous. Demandez-lui de citer cinq choses qu’il peut voir, quatre choses qu’il peut entendre, trois choses qu’il peut toucher, deux choses qu’il peut sentir et une chose qu’il pourrait goûter. En lui demandant de se servir de ses sens, vous le reconnecter avec son environnement. Ce temps permet au cerveau de se calmer.

Écouter

Dans l’immédiat, une personne venant de faire une crise d’angoisse a besoin d’une oreille, d’un confident. Une fois la crise d’angoisse passée, il est important d’écouter votre proche. De lui laisser l’occasion de se confier sur ces pensées qui l’angoissent. Ne soyez pas étonné si même lui ne trouve pas la réponse à ce qui a déclenché la crise. Parfois, il s’agit d’angoisse enfouie, refoulée, dont on a même pas conscience. Dans un deuxième temps, vous pouvez conseiller à votre proche d’aller voir un  psychologue ou un psychiatre pour trouver les causes de son trouble. Et même lui proposer une activité avec lui : peinture, yoga, boxe thaï ou claquettes… Qu’importe, l’important est de trouver une activité qui lui permettra d’extérioriser ses angoisses. 

Être là. Être à l’écoute. Voilà comment vous pouvez aider un proche à gérer une crise d’angoisse.

 

Cet article a été réalisé en consultation avec une psychologue.

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Rédactrice multimédia

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